Incident de Lakenheath

L'incident de Lakenheath s'est déroulé dans la nuit du 13 au 14 août 1956 quand des OVNI survolèrent les bases militaires de Lakenheath et Bentwaters, près de Cambridge en Angleterre.



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L'incident de Lakenheath s'est déroulé dans la nuit du 13 au 14 août 1956 quand des OVNI survolèrent les bases militaires de Lakenheath et Bentwaters (communes à l'US Air Force ainsi qu'à la Royal Air Force), près de Cambridge en Angleterre[1].

Chronologie des évènements

Le 13 août 1956 à 22 h 55, le radar de la base de Bentwaters détecte un objet non identifié se déplaçant d'est en ouest en passant au-dessus de la base, toujours presque face au vent à la vitesse apparente de 2000 à 4000 miles par heure (mph), soit 3 200 à 6 400 km/h. Aucun bang sonique n'est mentionné. Le personnel de la tour de contrôle de Bentwaters dit alors avoir vu une lumière brillante survolant le terrain d'est en ouest «à une vitesse formidable», à à peu près 1 200 m de hauteur. Au même moment, le pilote d'un avion de transport militaire, survolant Bentwaters à 1 200 m d'altitude, déclare qu'une lumière brillante est passée sous son avion en fonçant d'est en ouest «à une vitesse formidable». Les deux observations visuelles confortent la détection radar.

L'opérateur radar de Bentwaters, Freddie Wimbledon, signale ces observations concordantes au chef de quart du centre de contrôle radar de trafic de Lakenheath, un sous-officier américain ayant rédigé un compte rendu assez détaillé de ces observations et de celles qui suivent. Le compte rendu, adressé en 1968 à la commission Condon par le militaire alors en retraite est cohérent et ne contredit pas, sauf en quelques points mineurs, les documents du dossier Blue Book de l'USAF. Le chef de quart de la base de Lakenheath alerte ses opérateurs radar. L'un d'entre eux détecte un objet stationnaire à à peu près 40 km au sud-ouest de la base, presque dans l'axe de la trajectoire de l'objet supersonique vu à 22h55. Le chef de quart nomme le radar d'approche de Lakenheath, qui confirme l'observation. Les radaristes du centre de contrôle du trafic aérien voient tout à coup l'objet passer immédiatement de l'immobilité à une vitesse comprise entre 600 et 950 km/h. Le chef de quart prévient le commandement de la base. L'objet change plusieurs fois de direction, décrivant des segments de droite, variant de 13 à 30 km, scindés par des arrêts brusques de 3 à 6 minutes et sa vitesse passant toujours sans transition d'une valeur nulle à une valeur de quelque 950 km/h. Des observations visuelles sont faites du sol et confirment la vitesse importante et les accélérations stupéfiantes. Le télex règlementaire envoyé par Lakenheath conclut : «Le fait que des accélérations rapides et des arrêts brusques de l'objet aient été détectés par radar et par la vue à partir du sol donne au rapport une crédibilité certaine. On ne croit pas que ces observations puissent avoir une quelconque origine météorologique ou astronomique.»

Au bout de 30 à 45 minutes, la RAF envoie un chasseur de nuit, un Venom biplace, à la poursuite de l'objet. Le centre de contrôle radar du trafic aérien de Lakenheath le guide en direction de l'objet, à 10 km à l'est du centre. Le pilote prend la cible visuellement et au radar, puis la perd. Le centre le dirige alors à 16 km à l'est de Lakenheath ; le pilote prend à nouveau une cible et dit «Mes mitrailleuses sont braquées sur lui». Peu de temps après, il perd une fois toujours sa cible. Néanmoins celle-ci a été suivie par les opérateurs radar du centre qui informent le pilote que l'objet a fait un mouvement rapide pour se placer derrière lui, et le suit à courte distance. Le pilote confirme. Observé par les radaristes, le pilote tente pendant à peu près 10 minutes l'ensemble des manœuvres pour se placer à nouveau derrière l'objet (montées en chandelle, piqués, virages continus), mais il n'y parvient pas : l'OVNI le suit, à distance constante selon les radars au sol. Enfin, à court de carburant, il retourne à sa base, demandant qu'on lui dise si l'objet persiste à le suivre. L'OVNI le suit, en effet, sur une courte distance, puis s'immobilise. Les radaristes verront ensuite l'objet effectuer quelques courts déplacements, puis partir en direction du nord à quelque 950 km/h et disparaître à 3h30 hors de la portée des radars. Un Venom envoyé à la place du premier a dû rentrer rapidement à sa base par suite d'ennuis mécaniques, avant d'avoir pu établir un contact avec l'objet.

Conclusion

Les objets aériens inconnus suivis par radar dans la nuit du 13 au 14 août 1956, ont été jugés «non identifiés» par le rapport publié en 1969 par la commission Condon chargée d'évaluer les travaux sur les OVNI de l'armée de l'Air américaine (cf chapitre 9) [2]. Le magazine Astronautics and Æronautics a publié en septembre 1971 une étude du cas par Thayer, l'expert radar de la commission Condon, qui s'est appuyé en partie sur l'étude présentée en 1969 par le professeur Mac Donald, physicien de l'atmosphère. Il concluait que «si on considère la haute crédibilité de l'information et la cohérence et la continuité des comptes rendus, mais aussi leur haut degré "d'étrangeté", ce cas d'OVNI est sans doute un des plus troublants connus à ce jour».

Remarque sceptique

Dans certaines conditions atmosphériques connues en anglais sous le terme «Anomalous Propagation» (anomalies de propagation), des radars peuvent détecter des nuages. Les opérateurs radars interviewés par Klass à Bentwaters/Lakenheath ont indiqués que les anomalies de propagations étaient courantes. Le fait que d'autres radars, ceux de Sculthorpe et London airport, n'aient pas détectés d'objets, va dans le sens de l'hypothèse qu'il n'y avaient rien dans le ciel mis-à-part quelques météores. En effet, il y avait des petits météores dans le ciel ce soir là, ce qui a été confirmé par d'autres témoins cette nuit là (cette période de l'été est celle de la chute d'étoiles filantes dans la région des Perséide). Ces météores peuvent à la fois expliquer certaines des détections radars et certaines lumières vues par des témoins. Différents travaux[3] ont démontré que les témoins ne savent pas décrire de manière exacte le déplacement de météores. Un témoin peut avoir l'impression subjective que l'objet s'arrête, ou témoigner ensuite qu'il est allé dans une autre direction que celle dans laquelle il est réellement allé. C'est ce que les sceptiques regroupent sous la notion de méprise complexe, c'est-à-dire une méprise dans laquelle la vision du stimulus s'éloigne plus ou moins sensiblement des caractéristiques du stimulus source.

Notes et références

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 07/07/2009.
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