Camille Flammarion

Camille Flammarion, France -mort le 3 juin 1925 à Juvisy-sur-Orge, France), était un astronome français. Il fut un membre particulièrement actif de maintes sociétés savantes et d'associations pour la vulgarisation des sciences positives.



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Astronome français - Vulgarisateur scientifique - Académie de Caen - Chevalier de la Légion d'honneur - Spiritisme - Naissance en 1842 - Décès en 1925

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  • Paradoxalement, Camille Flammarion est actuellement (presque ?... et semble préoccupé - comme il l'a toujours été - par la question de la vie après la mort.... (source : m51.asso.cc-pays-de-gex)
  • juin 1858, Camille Flammarion est admis au sein de l'institution.... de la vie après la mort, lui qui a toujours eu un penchant pour le spiritisme.... (source : 19e)
Camille Flammarion et sa première épouse, Sylvie Petiaux

Camille Flammarion (né Nicolas Camille Flammarion le 26 février 1842 à Montigny-le-Roi (Haute-Marne), France -mort le 3 juin 1925 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), France), était un astronome français. Il fut un membre particulièrement actif de maintes sociétés savantes et d'associations pour la vulgarisation des sciences positives. Ses découvertes scientifiques l'ont positionné et le maintiennent toujours au XXIe siècle au premier rang des vulgarisateurs français.

Il met à la portée du grand public les problèmes de l'astronomie, mais également de l'atmosphère terrestre et du climat. Il a, par les côtés mystiques et spirites de certaines de ses œuvres, ajouté à la notoriété de son nom.

Biographie

Il était frère d'Ernest Flammarion (1846-1936), fondateur de la Librairie Flammarion / Éditions Flammarion. Il fut en premier lieu destiné par sa famille à l'état ecclésiastique et commença ses études au séminaire de Langres. Il les termina à Paris en 1858, année à laquelle il est reçu «élève astronome» à l'Observatoire impérial de Paris où il était attaché au bureau des longitudes. Il y demeura quatre ans avant d'être renvoyé par son directeur Urbain Le Verrier à cause de la publication de l'ouvrage : La Pluralité des mondes habités. Succédant ensuite à l'abbé Moigno, il entra à la rédaction de la revue Le Cosmos . C'est dans ce journal qu'il fit une campagne contre l'administration d'Urbain Le Verrier.

En 1865, il devint rédacteur scientifique du journal Le Siècle. Durant ce temps, il fit de nombreuses conférences publiques sur les principaux sujets de l'astronomie populaire. En 1868, il entreprit quelques ascensions en ballon afin d'étudier l'état hygrométrique et la direction des courants aériens de l'atmosphère. Le 2 avril 1869, il prononce l'éloge funèbre d'Allan Kardec et affirme que «le spiritisme est une science pas une religion».

Il épouse Sylvie Petiaux en 1874.

En 1876 il observe le changement des saisons sur les régions sombres de Mars

De 1876 - 1880 il effectue plusieurs vols en aérostat pour étudier les phénomènes atmosphériques et surtout l'électricité atmosphérique.

Il fonda en 1883 l'Observatoire de Juvisy-sur-Orge, où une rue a reçu son nom.

En 1887, il fonda la Société astronomique de France, dont il fut le premier président et dont il dirigea le bulletin mensuel.

En 1892 fut publié un de ses ouvrages, intitulé La Planète Mars et ses conditions d'habitabilité, dans lequel il montrait, par des analyses détaillées et des observations, que la planète Mars possédait des canaux et des mers, émettant même l'hypothèse que la planète rouge serait peut-être habitée par «une race supérieure à la nôtre». Il y inclut aussi l'ensemble des observations connues de la planètes effectuées depuis 1636.

En janvier 1881, il reçoit la Légion d'honneur pour ces travaux de vulgarisation de l'astronomie.

En 1919, il épouse Gabrielle Renaudot, son assistante, après la mort de sa première femme.

Son nom a été donné à un cratère sur la Lune.

Il fut le premier à suggérer les noms de Triton, lune de Neptune, et d'Amalthée, lune de Jupiter, tandis que ces noms ne seront officiellement adoptés que des décennies plus tard.

Œuvre scientifique

Camille Flammarion étudie l'impact du Soleil sur les plantes et étudie le cycle solaire. Il démontre que les taches solaires apparaissent au moment où l'activité est maximum.

À l'Observatoire de Juvisy-sur-Orge, il embauche Eugène Antoniadi avec qui il étudie la planète Mars et ses «canaux».

Il publie aussi en 1878 un Catalogue des Etoiles Doubles et Multiples en mouvement relatif certain.

Œuvres spirites

En 1861, Flammarion découvre Le Livre des Esprits, par Allan Kardec, le codificateur du spiritisme. Il entre en contact avec Kardec et assiste à de nombreuses séances spirites ; il y fait même la connaissance de Victor Hugo. Dès 1862, il rédigé de nombreux ouvrages sur les communications avec les morts, les maisons hantées. Certains livres comme : Les habitants de l'autre monde, sont une profession de foi spirite. En 1869, Camille Flammarion rédige et prononce l'éloge funèbre d'Allan Kardec et déclare : "Car, Messieurs, le spiritisme n'est pas une religion, mais c'est une science dont nous connaissons à peine l'a b c.... En quoi consiste le mystère de la vie ? par quel lien l'âme est-elle attachée à l'organisme ? par quel dénouement s'en échappe-t-elle ? sous quel forme et en quelles conditions existe-t-elle après la mort ? quels souvenirs, quelles affections garde-t-elle ? Ce sont là, Messieurs, tout autant de problèmes qui sont loin d'être résolus et dont la totalité formera la science psychologique de l'avenir[1]".

Œuvres

Universum - C. Flammarion, gravure sur bois, Paris 1888, Coloris : Heikenwælder Hugo, Vienne 1998

Camille Flammarion a rédigé une cinquantaine d'ouvrages, parmi lesquels :

En 2005, a été édité Fantômes et sciences d'observation ; cet ouvrage était quasiment terminé lors de son décès et n'était pas paru à l'époque.

Il a aussi rédigé un nombre incalculable d'articles dans diverses revues savantes, dont L'Astronomie, la Revue Scientifique, La Nature et La Science illustrée.

Bibliographie
  • Locher, Fabien, Le Savant et la Tempête. Étudier l'atmosphère et prévoir le temps au XIXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, coll. «Carnot», Rennes, 2008 (sur Flammarion et l'aérostation).  

Liens externes

Notes et références

  1. Discours de Camille Flammarion prononcé sur la tombe d'Allan Kardec, 1869.

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